mardi 22 novembre 2011

Le petit flocon

Les premiers flocons de neige ne sont plus très loin... Voici un conte que nous aimons beaucoup lire lors de la première neige !

Le petit flocon

La nuit est tombée sur la montagne. La lune brille, dans un ciel de velours noir, entourée de ses amies les étoiles. Elles veillent toutes ensemble sur le sommeil des sapins, des écureuils… et des gens, petits et grands, endormis bien au chaud dans le chalet caché sous la neige.


Tout est calme… Plus un bruit ne résonne… Plus un bruit ?  Mais alors quel est ce son léger qui semble tomber du ciel ?
C’est un petit flocon de neige, accroché là-haut à son nuage, qui pleure.  Toute la journée, il a regardé ses amis voler, tournoyer dans le ciel, puis se laisser tomber doucement, portés par un souffle d’air, sur le sol. Il les a entendus rire, crier leur joie :

« Je suis un petit flocon
Tout menu, tout blanc, tout rond,
Je voltige dans l’air léger,
Je me balance au bout des branches.
Je suis un petit flocon
Tout menu, tout blanc, tout rond. »

Il les a vus courir après le vent, puis jouer avec les enfants de la montagne. Il les a regardés encore se laisser attraper, embrasser par les petites bouches rouges, caresser par les petites mains cachées dans les mitaines. Qu’il aurait aimé les rejoindre ! Surtout en fin d’après-midi, lorsque les enfants ont rassemblé tous les flocons pour fabriquer le magnifique bonhomme de neige, coiffé d’une tuque bleue et nanti d’un si long nez orange, qui trône maintenant devant la maison.

Mais lui est resté seul, sur son nuage. À présent, il est triste. Il pleure… Soudain, la nuit devient plus lumineuse. C’est la lune qui s’approche, et s’approche, et demande d’une voix douce…
« Mais qu’as-tu donc, petit flocon, pour être si triste ?
- Oh, Dame la Lune, je pleure parce que je suis seul. Mes amis sont tous partis, là-bas, dans la montagne.
- Pourquoi ne les as-tu pas accompagnés ?
- Je n’ai pas osé !
- As-tu peur de quitter ton nuage?
- Non, non.
- As-tu peur alors de ne pas savoir voler ?
- Non, non, ce n’est pas ça !
- Mais alors, je ne comprends pas. Explique-moi ! »

Dame la Lune le regarde si gentiment, avec tant de douceur que le petit flocon de neige se décide à tout lui expliquer : c’est qu’il est un peu différent de tous ses camarades. Il ne ressemble à aucun flocon de neige. Il trouvait tous ses camarades beaux et élégants. Et beaucoup s’étaient moqués de sa forme bizarre, jamais vue au pays des neiges. Il avait donc pris l’habitude de demeurer bien caché tout au fond du nuage duveteux.

Mais les flocons ont grandi et aujourd’hui était venu le jour du grand envol. Tous avaient quitté avec joie le nuage, heureux de connaître l’air. Tous, sauf lui, qui n’avait pas voulu montrer à nouveau sa forme inhabituelle, lui qui n’avait pas voulu subir encore les moqueries de ses camarades. Alors, il était resté là, solidement accroché au rebord de son nuage.

« Mais, lui dit la Lune, tous les flocons de neige sont différents. Comme mes amies les étoiles : quand on les regarde de loin, on trouve qu’elles se ressemblent. Mais dès qu’on s’approche, on remarque à quel point chacune est différente, unique. Il en est de même pour tous tes camarades.

Et toi aussi petit flocon, tu es unique. C’est ta différence qui fait de toi quelqu’un de précieux.
Alors, ne crains pas de te montrer ! Sois fier de ce que tu es : un flocon extraordinaire ! »

À ces mots, le petit flocon a séché ses larmes. Il s’est redressé. Il a regardé son nuage, puis la montagne enneigée… Il a respiré profondément… Et après un dernier sourire à la Lune, il s’est élancé… a tourbillonné dans les airs, goûté la joie de se sentir libre et léger.

« Je suis un petit flocon
Tout menu, tout blanc, tout rond.
Je voltige dans l’air léger,
Je me balance au bout des branches.
Je suis un petit flocon
Tout menu, tout blanc, tout rond. »

Ainsi il a volé… tourbillonné… avant de venir se poser… là, juste sur le bout du nez du bonhomme de neige.

Sous le regard attendri de la lune, dans le froid de la nuit étoilée, petit flocon brille, brille de mille feux, tel un diamant car il sait désormais qu’il est précieux parce qu’il est … UNIQUE.



Je copie le poème au tableau et nous le récitons souvent !  Aussi, nous nous amusons à bricoler des flocons en papier !

3 commentaires:

  1. Fleur de paix, je veux te dire que j'apprécie vraiment ton blogue. Tu es tellement créative dans ta façon de faire!!! C'est une qualité que je n'ai pas et je pige souvent dans tes idées ;o)

    Nous allons probablement lire ce conte demain matin; il annonce une bordée de neige ;O)

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  2. Merci, je vais l'utiliser certainement!

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  3. Je suis contente que le conte vous plaise !

    MERCI Danariane pour tes doux mots, ça me fait vraiment chaud au coeur !

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