mardi 27 décembre 2011

Attention, c'est contagieux !

J’aime les journées qui suivent Noël.  On a passé de beaux moments avec les gens qu’on aime et maintenant on prend quelques jours pour découvrir nos cadeaux.  On se colle sur le divan, sous de grosses couvertures et on regarde un nouveau livre.  On prend le temps d’observer chaque page !  On s’installe à la table, cet endroit où l’on vient de passer de délicieux moments et on découvre un nouveau bricolage en dégustant d’autres biscuits !  On place de gros coussins au sol et on passe tout l’après-midi à jouer avec un nouveau jeu.  Puis on s’installe confortablement pour regarder ma grande exécuter ses nouveaux tours de magie !  C’est sa passion, elle étudie les numéros et répète devant le miroir… Pendant le spectacle, elle est si fière d’émerveiller les autres !

Ce qui m’importe le plus, c’est la connexion.  Découvrir AVEC ma cocotte, jouer ensemble, tripper en famille !   Ça fait tellement chaud au cœur quand quelqu’un s’intéresse à notre passion !!   Quand on dit à quelqu’un : « «Est-ce que je peux voir ce que tu fais ? »   Puis on s’intéresse véritablement… on se laisse emporter dans les merveilles d’une autre personne, dont les yeux brillent en nous racontant leur trippe… parce que la passion, c’est contagieux !   On crée alors des moments précieux de partage.  Partager nos passions, s’intéresser à l’autre, cultiver les étincelles dans les yeux… mon cœur en danse de joie !  Noël est une période propice à la contagion, profitons-en !

samedi 24 décembre 2011

Noël, pour moi...

J’aime observer le rythme de l’année, observer les valses des saisons… ça me rappelle que tout passe, tout revient…

J’aime le Solstice d’hiver…  La lumière qui gagne sur les ténèbres, ça m’est très précieux.  Le Solstice d’hiver représente pour moi l’espoir et la confiance.  L’espoir que la Lumière reviendra toujours.

L’hiver me fascine.  La nature semble morte alors que dans ses profondeurs, c’est toute la vie qui se prépare à ressurgir.  Elle retourne dans ses sources. 
Nous voilà donc au Solstice d’hiver…  cette période d’espoir et de retour au plus profond de nous.

Puis, il y a Noël !  Pour moi, Noël est la fête de la Lumière EN nous.  C’est la célébration de la Vie et toute sa Magie !

Le Solstice d’hiver nous rappelle que la lumière gagne sur les ténèbres et Noël ajoute que la Lumière est à l’intérieur de nous !  Comme quoi tout ce qui est bon et lumière en nous gagnent assurément !  Le Solstice nous ramène à l'intérieur de nous et Noël nous y fait découvrir toute la Lumière qui y habite.  J'aime, j'aime, j'aime ces célébrations !

Que toute la Lumière qui vous habite brille de tout son éclat en cette période magique ainsi que toute l’année qui vient.  Joyeux Noël !

mercredi 21 décembre 2011

L'arbre du Solstice d'hiver

En ce beau matin du Solstice d'hiver, je raconterai cette belle histoire.  Nous confectionnerons également des guirlandes de bouffe pour les oiseaux, avec du maïs soufflé et des fruits.  Nous ferons aussi des boules de suif.  Tout ceci sera installé dans un arbre à côté de la maison où les oiseaux sont habitués de venir se nourrir !

L'histoire originale en anglais se trouve ici : http://allenmorgan.com/WINTER/sols-1.HTM

L’arbre du Solstice d’hiver
Conte original par Allen Morgan
Traduction et adaptation par Fleur de Paix

Il y a très très longtemps, sur une magnifique île au milieu de l’océan, une île nommée La première île, vivaient quatre saisons : Hiver, Printemps, Été et Automne.  Les quatre amis habitaient à l’intérieur du tronc de l’Arbre Magique.

Un jour, il se mit à pleuvoir et pleuvoir sans jamais s’arrêter.  L’océan monta et monta et recouvrit l’île.  Les quatre saisons durent quitter l’île pour se trouver un autre endroit où vivre.  Ils coupèrent l’Arbre Magique avec sa permission, se construisirent un bateau et voguèrent vers de nouveaux horizons.

Ils voguèrent pendant des jours et des jours, s’éloignant de plus en plus de La première île.  (jouer un petit air à la flûte)

Ils voguèrent pendant des jours et des jours, jusqu’à ce qu’ils arrivent finalement où ils habitent maintenant.  Il n’y avait aucune ville et aucun village comme aujourd’hui, il n’y avait même pas encore de gens ici.  Les quatre saisons se trouvèrent un endroit confortable pour s’établir.  Les amis prirent les morceaux de bois de l’Arbre Magique du bateau et se construisirent des maisons.  Tout se passait bien.  Ils avaient terminé deux maisons, une troisième aussi, mais lorsqu’ils voulurent commencer la quatrième maison, il n’y avait plus de bois de l’Arbre Magique.  Pour un moment, ils ne savaient plus quoi faire.  Il n’y avait plus de bois et seulement trois maisons pour quatre habitants.  Il leur semblait injuste de laisser l’un d’eux sans abri. 

Après avoir longuement réfléchi, Automne eut une idée et proposa : « Nous pourrions y aller à tour de rôle ! »   Les trois autres amis étaient d’accord.  Ils décidèrent qu’Hiver, Printemps et Été allaient avoir une maison pour commencer.  Automne se promènerait librement et pourrait explorer la ville autant qu’il veut.  Quand il aurait terminé, il appellerait le Grand Vent et hhhhhhhouououou le Grand Vent viendrait souffler pour qu’Automne entre dans la maison d’Hiver, qui aurait maintenant son tour à l’extérieur.

Et c’est ainsi qu’ils firent.  À tous les trois mois, ils changèrent pour que chaque saison ait son tour à l’extérieur pendant que les autres demeurent dans leur maison.  Encore aujourd’hui, ça se déroule exactement comme cette première année.  Chaque saison passe neuf mois au loin avant de revenir nous visiter pendant trois mois et c’est le Grand Vent qui se charge de les souffler dans leur maison lorsque vient le temps de changer les saisons.

Voici qu’une année, il n’y a pas très longtemps, alors qu’Hiver arriva après Automne et que le froid s’installa, Madeleine était bien heureuse de ce changement de saison.  Elle avait hâte de s’amuser dans la neige !  Madeleine grimpa à la montagne et rencontra Hiver.

« Comme je suis contente de te voir », dit Madeleine à son vieil ami.  Elle lui donna un gros câlin, aussi froid que ce fut !  Cependant, Hiver semblait inquiet.

« Que se passe-t-il ? », demanda la fillette.

« Je n’ai pas vu Loup blanc depuis des jours, je l’ai appelé et appelé, sans succès. »

Madeleine connaissait bien Loup blanc, c’était le meilleur ami d’Hiver.  Ils étaient toujours ensemble et Loup blanc s’amusait à courir après les glaçons que fabriquait Hiver.

« Est-il perdu ? », demanda Madeleine, elle aussi inquiète.

« Il l’est jusqu’à ce qu’on le trouve ! », répondit Hiver.  «Peut-être nous entendra-t-il si tu l’appelles avec moi.  Deux voix valent mieux qu’une ! »

Madeleine accepta et ils appelèrent, sifflèrent et tapèrent des mains…  « Loup blanc ! Louououp blanc ! »  (siffler 5 notes et taper une fois dans les mains)  « Loup blanc !  Louououp blanc ! »

Ils continuèrent ainsi de longues minutes et même des heures, en espérant que Loup blanc les entende et qu’il vienne les rejoindre.   
« Loup blanc ! Louououp blanc ! »  (siffler 5 notes et taper une fois dans les mains)  « Loup blanc !  Louououp blanc ! »

 Mais Loup blanc ne vint pas.  Hiver soupira, hocha de la tête et dit : « Il ne nous entend pas, il doit être parti bien loin pour se trouver de la nourriture, il n’y en a plus beaucoup à ce temps-ci. »

« Alors, préparons-lui un repas ! », suggéra Madeleine, « Qu’est-ce qu’il aime manger ? »

Hiver répondit : « Il adore les biscuits !  Cuisinons-en et laissons-les dehors, il viendra c’est certain !  Il peut sentir les biscuits à des kilomètres ! »

Madeleine cuisina tout plein de biscuits !  À la tombée du jour, ils mirent les biscuits à l’extérieur.  Ils appelèrent le loup une dernière fois : « Loup blanc ! Louououp blanc ! »  (siffler 5 notes et taper une fois dans les mains)  « Loup blanc !  Louououp blanc ! »

Quand Madeleine se réveilla  le lendemain matin, elle courut immédiatement au pied de la montagne.  Une petite neige recouvrait le sol et elle pouvait voir les traces de pas autour de l’assiette… vide !  Hiver était là, souriant, il dit : « Les biscuits ont ramené mon ami !  J’étais si content de revoir Loup blanc que j’ai laissé tomber un peu de neige ! »  À ces mots, Loup blanc arriva en courant avec un glaçon dans la bouche !  Madeleine le caressa et s’amusa à lancer des balles de neige que Loup blanc attrapa et ramena !  Madeleine lui fit la promesse de lui faire des biscuits tout l’hiver pour qu’il n’ait plus jamais faim.  Loup blanc était très content !  Il hurla et jappa et se mit à courir en rond !  Hiver ria et dit : « Il restera tout près, c’est certain !  Mais il dit aussi que ses amis ont faim également.  Il n’y a plus beaucoup de nourriture.  Les oiseaux ont spécialement faim, ils ne font pas des provisions comme les écureuils, et même les écureuils sont un peu nerveux de manquer de nourriture… »

« Que pouvons-nous faire ? », demanda Madeleine, « Pouvons-nous cuisiner des biscuits pour eux aussi ? »

Hiver répondit que les oiseaux préfèrent des graines, des noix et des fruits.  « Pourquoi ne pas leur préparer un cadeau, c’est le solstice et c’est l’occasion parfaite pour donner ! »

« Le solstice, qu’est-ce que c’est ? »

« C’est la nuit la plus longue.  C’est probablement pourquoi tout le monde a si faim.  Préparons un festin ! »

Madeleine courut à la maison et prépara des guirlandes de maïs soufflé, de canneberges, de noix et de pommes.  Elle prépara également des boules de suif qu’elle roula dans un mélange de graines.

En ce jour de Solstice, Madeleine sortit et accrocha son festin dans un grand arbre.  Les guirlandes décoraient l’arbre et elle ajouta des piles de graines au pied de l’arbre.  C’était magnifique ! 

Madeleine appela les animaux pour qu’ils voient le festin !  Elle lança des miettes de pain dans les airs et fit des petits chemins de pain dans toutes les directions pour que tous les animaux trouvent le repas !  Fière d’elle, Madeleine entra se mettre au chaud et se prépara une belle collation.

Le lendemain, lorsque le soleil se leva, Madeleine put apercevoir des oiseaux et des écureuils profiter d’un bon déjeuner !  On entendait chanter et glousser, Loup blanc hurlait, Hiver riait…  Madeleine éclata de rire de les voir tous si joyeux !  La fillette décida que chaque année, elle ajouterait des guirlandes de nourriture dans le bel arbre du Solstice et des cadeaux de graine à ses pieds.

mardi 20 décembre 2011

Petit arbre d'hiver

Janie s'est amusée avec des cure-pipes blancs.  Elle les a tournés et emmêlés jusqu'à ce qu'elle obtienne ce petit arbre pour notre table de saison :


Je suis toujours émerveillée de voir ce qu'elle peut créer, en partant seulement de son imagination !

dimanche 18 décembre 2011

Ma présentation de Casse-Noisette

Casse-Noisette est originalement écrit par E.T.A Hoffmann, des milliers de versions existent, chacun interprétant le conte à sa façon. Voici l'adaptation par Fleur de Paix !

Pour ce conte, j'ai fait une petite mise en scène.  Je ne l'ai pas lu, je l'ai interprété, pour le rendre vivant !  Je vous suggère de tenter l'expérience, c'est si magique de créer une petite mise en scène.  Mais j'ai aussi fait le texte pour ceux qui préfèrent seulement raconter l'histoire, c'en est une si belle, il ne faut pas s'en privé !

Mise en scène : j'ai installée une spirale (fait avec une guirlande) avec une chandelle au centre et j'ai recouvert la spirale d'un tissu afin de la dévoiler seulement au bon moment de l'histoire. J'ai également installée une petite table sur laquelle j'ai simplement mis un petit sapin (un cône de carton recouvert d'une soie verte), ce sera la scène pour les personnages de felting. Je m'étais également préparée une petite musique de Tchaïkovski, traditionnellement utilisé pour le ballet de Casse-Noisette. Les personnages en felting incluaient Clara, la fée et le garçon, un casse-noisette en bois (je n'en avais pas, alors j'ai simplement pris un carton que j'ai roulé et collé puis peint selon le personnage de Casse-Noisette), des souris en marionnettes à doigt et un chapeau pour moi, pour personnifier Drosselmeyer.

Précision : nous avons jasé du conte avant même de le jouer, en prélude, de sorte à ce que l'enfant puisse se repérer dans le conte et s'imprégner des sentiments qu'il dégage. Nous n'ajoutons rien à la fin du conte, on laisse l'enfant avec ses ressentis.
Autre précision : le rythme du conte est réparti de sorte qu'on débute l'histoire dans le "réel", lentement on fait la transition vers "l'imaginaire", ici représentée par la partie plus rêvée de l'histoire, c'est donc ceci qui est jouée avec les personnages de felting afin de respecter la magie de l'imaginaire, puis finalement on revient pour la fin dans le "réel", ce qui permet de se sortir lentement de l'histoire, tout en restant imprégné du conte.

Prélude

Prenons cette boîte. (montrer une boîte) On la voit. Est-ce qu’il y a quelque chose à l’intérieur ? Oh, on peut supposer, on peut tenter de deviner, c’est un jeu amusant. Si on a la chance d’ouvrir la boîte, on pourra regarder. (l’ouvrir et la montrer) Est-ce qu’il y a quelque chose ? Elle semble vide. Mais encore là, on ne peut pas être certain… Les choses invisibles aux yeux existent… Peut-être y a-t-il une fée présentement dans cette boîte, qui sait ? Et si je mets beaucoup de joie et d’amour dans cette boîte (le faire) et que je fais le vœu qu’il y en ait à l’infini, qu’elle ne puisse jamais se vider et qu’elle donne toujours de la joie et de l’amour dans le cœur de celui qui l’ouvre, alors la boîte n’est pas vraiment vide… (remettre la boîte à l'enfant)

Il y a très souvent beaucoup de magie et de trésors dans ce qui nous entoure. Il faut toujours se rappeler que ce qu’on voit peut cacher quelque chose d’extraordinaire.

Dans cette coquille, il y a une noix. (montrer une noix)
Et dans ce jouet ? (montrer un jouet)
Et dans ce rocher ?? (montrer une face d'un rocher dont l'autre côté révèle les pierres précieuses qu'il contient, mais pour l'instant, on ne montre que la face extérieure du rocher)

(Quelques notes au xylophone pour marquer le début du conte)
(Je raconte en mimant)

C'est le soir de Noël, chez Franz et Clara. Ils attendent la visite de leur oncle Drosselmeyer. Il est horloger et leur apporte souvent de bien étranges jouets qu'il fabrique lui même. Il raconte aussi de fabuleuses histoires.

Le voilà qui arrive ce soir-là avec trois nouveaux petits robots et, il sort de sa poche, une sorte de poupée en bois, droit comme un petit soldat, avec une grande bouche qui sert de casse-noisette. (sortir le casse-noisette) Les enfants regardent ces nouveautés et Clara prend le casse-noisette pour voir de près comment il fonctionne. Franz veut à son tour s'en emparer. Il tire dessus, Clara ne le lâche pas et, ce qui devait arriver arriva, le casse-noisette se casse !

Clara commence à pleurer, mais oncle Drosselmeyer s'empare vite du jouet et avec son mouchoir lui fabrique un pansement qui lui remet la mâchoire en place. Clara le remercie.

La maman leur dit : « Allez hop Franz ! Hop Clara ! C’est l’heure du dodo. Bonne nuit mes chéris ! »
Clara dépose son casse-noisette au pied du sapin (déposer le casse-noisette sur la table de scène) et monte sagement se coucher.

L'oncle Drosselmeyer vient lui souhaiter bonne nuit et lui raconte une bien curieuse histoire. (mettre un chapeau d’homme afin de personnifier l’oncle)

« Tu sais Clara, ce casse-noisette n'est pas une poupée ordinaire, c'est un garçon qui se cache à l'intérieur. Voici sa véritable histoire :

Il y a longtemps, un roi et une reine eurent une fille, la princesse Pirlipat, qui était devenue très laide à cause d'un mauvais sort lancé par le roi des souris. Les souris du château avaient cependant promis que si un jour un homme voulait délivrer la princesse de sa laideur il le pourrait. Il lui faudrait pour cela casser avec les dents la coquille d’une noix très dure et en donner son fruit à manger à la princesse.
Bien des jeunes gens étaient venus pour tenter de délivrer la princesse de ce mauvais sort, mais, jusqu'à présent, ils s'y étaient tous cassés les dents.

Or, un jour, mon neveu, qui avait eu vent de cette histoire, se présenta au château. On lui apporta la fameuse noix très dure et, d'un coup de dent, d'un seul coup de mâchoire, il l'ouvrit et en offrit le fruit à la princesse. Elle croqua cette noix et, comme par enchantement, se transforma en une magnifique jeune fille.

Mon neveu, ébloui par tant de beauté, recula de trois pas pour saluer la princesse, comme il se doit. Faisant cela il marcha malencontreusement sur la queue d'une souris venue assister à la scène. Le roi des souris, furieux de cet incident, lui jeta un sort et le transforma en casse-noisette en bois !
Bien sûr la princesse ne voulut pas d'un casse-noisette comme mari, alors on le chassa du château.
Voilà la triste histoire de mon neveu le casse-noisette. Allez Clara, dors bien et fais de beaux rêves !» (enlever le chapeau)

L'oncle Drosselmeyer éteignit la lumière, sortit et ferma doucement la porte; Clara n'arrivait pas à trouver le sommeil, elle tournait d’un côté et de l’autre, elle comptait les moutons et tous les trucs qu’elle connaissait pour s’endormir, mais rien à faire. Alors, elle décida d'aller chercher son casse-noisette.
Elle se dirigeait vers le salon lorsqu'elle constata qu'il se passait des choses un peu bizarres. Elle ne savait pas exactement ce que c'était, si c'était elle qui rapetissait ou si tout se mettait à grandir autour d'elle... (se diriger vers la table de scène des petits personnages)



Toujours est-il que bientôt toute une armée de souris, qui semblait descendre du sapin de Noël, vint encercler Casse-Noisette. (marionnettes à doigt de souris) Le petit bonhomme se leva, appela à l'aide les soldats de bois de Franz et tous les autres jouets qui l'entouraient. Ils se mirent en route tous ensemble contre les souris.

Le roi des souris arriva et fonça directement sur Casse-Noisette. (arrive Clara en felting) Voyant cela Clara enleva sa pantoufle, visa rapidement le roi et la lança violemment. Il tomba à terre, mort ou assommé. Les souris l'emportèrent et se retirèrent toutes du champ de bataille.

Casse-Noisette vint vers Clara pour la remercier. « Tu m'as sauvé la vie ! Je ne sais comment te remercier ! »
En disant cela, il prenait vie et peu à peu se transformait en un garçon. (arrive le garçon en felting) Clara n'en croyait pas ses yeux. « Viens avec moi », lui dit-il, « je vais t'offrir une belle promenade là où tu n'es encore jamais allée. »
Et, comme par magie, les voilà emportés dans un tourbillon étincelant. (enlever la table de scène – en dessous se trouve une spirale enchantée)

« Je venais souvent gambader ici, quand j’étais enfermé dans le casse-noisette. Maintenant, tu m’as délivré Clara… et je veux partager avec toi cet endroit spécial, cet endroit unique, au fond de mon cœur… (Clara et le garçon marchent lentement dans la spirale)


Quand je venais me balader ici, j’entendais souvent un oiseau chanter. Un jour, une jolie fée est venue chanter avec l’oiseau : (chanter)

Aldapeko sagarraren aldarraren punta
Puntaren punta
Xoria zegoen kantari
Txiruliruli Txiruliruli
Nor kantatuko ote du soinu txori ?

Tout ce temps passé prisonnier dans le casse-noisette, j’ai compris qu’à l’intérieur, il y a toujours une lumière… (les enfants arrivent au centre où il y a une lanterne allumée) Même quand il fait très noir, il y a une étincelle de vie… (les enfants prennent et allument une petite lanterne et marchent le chemin du retour en chantant)

Il fait nuit autour de moi
Je marche avec ma lanterne
Li la li lanterne Li la li lanterne

Merci Clara. »

(arrive la fée en felting)
La fée Dragée arriva et leur dit de sa douce voix : « Ah ! Vous voilà enfin ! Je vous attendais pour le goûter. Venez vite jusqu'au royaume des gourmandises, au fabuleux pays des friandises. » (se lever doucement et retourner à la table)

Le paysage était féerique : les chemins étaient en caramel, les maisons en chocolat, les escaliers en biscuit, jusqu'au palais de la fée tout en bonbons !

« Comme je suis contente de vous voir », continuait la fée Dragée. « Votre voyage s'est bien passé ? » « Oui », répondit Casse-Noisette, « mais auparavant nous avons dû affronter l'armée des souris et, sans Clara, je crois bien que je serais mort à l'heure qu'il est. »
Clara sourit, fière, d'avoir pu aider ce gentil garçon.

« Allez, installez-vous », poursuivit la fée Dragée. « Je ferai une danse pour célébrer !» (remettre la table sur la spirale et y installer les enfants)

Les enfants prirent place. (Partir la musique de Tchaikovsky)

La fée fit une magnifique danse ! (Danser, sans dire ce paragraphe, mais en le dansant et le mimant, le texte de ce paragraphe est pour ceux qui raconteront seulement l'histoire !) La fée Dragée avait un rocher bien spécial dans son panier. (sortir le rocher de l'intro) Elle le montra aux enfants, pendant qu’elle virevoltait et ils purent voir qu’à l’intérieur du rocher il y avait de belles pierres précieuses. (montrer l'intérieur du rocher pour bien voir les pierres précieuses à l'intérieur) Comme un trésor caché… Alors qu’elle tourbillonnait avec grâce, la fée Dragée sortit du rocher de belles et minuscules pierres précieuses qu’elle remit à Clara et son ami, afin qu’ils se souviennent qu’il y a bien souvent un trésor caché qu’on ne voit pas au départ. C’est ça la magie de la vie. (remettre une petite pierre précieuse à l'enfant, en dansant)

« Voilà comment je voudrais être quand je serai grande », se dit Clara. « Et je voudrais que toutes les fêtes soient aussi joyeuses et belles que celle-ci.»
Clara descendit de son trône, embrassa et remercia la fée Dragée. Puis elle prit la main de son ami et tous deux s'éloignèrent vers le futur. (ranger les personnages hors vue et revenir à simplement raconter avec gestes)

Lorsque Clara ouvrit les yeux, elle était dans son lit. Casse-Noisette, son petit bonhomme en bois, était là, à ses côtés, le mouchoir autour de la tête. (revenir au centre de la scène) Clara ne savait plus trop quoi penser... Elle le regarda, dénoua le mouchoir et constata que la mâchoire s'était, comme par magie, réparée... Elle ne savait vraiment plus du tout quoi penser.

On frappa alors à la porte de la chambre de Clara. « Entrez ! », dit-elle.
À la porte de la chambre de Clara se trouvaient l’oncle Drosselmeyer et son neveu ! Oui, oui, son neveu, en tout point identique au garçon du rêve de Clara.
D'un pas lent et solennel, il se dirigea vers Clara et lui donna la main afin qu'elle descende de son lit.

Décidément à Noël tout est vraiment possible !

(Quelques notes au xylophone pour marquer la fin du conte)

vendredi 16 décembre 2011

Jouer du piano

OK, dans notre cas, ce n’est pas du piano mais plutôt du clavier.  Janie avait envie d’apprendre à jouer du clavier mais elle ne voulait pas suivre de cours.  Elle dit qu’elle veut apprendre à sa façon!  L’inconvénient, c’est qu’elle n’apprend pas la technique de base, comment placer ses mains et autres trucs.  Mais nous avons décidé de mettre ces inconvénients de côté et explorer le clavier!   Pour nous, c’est JOUER du clavier!!

D’abord, Janie s’est laissée aller dans sa créativité et elle a composé quelques airs vraiment merveilleux! Puis elle a voulu apprendre une chanson qu’elle aime : La mère Michel.  Nous avons installé un code de couleurs.  Chaque note au clavier correspond à une couleur : nous avons collé un petit rond de cette couleur directement sur la touche.  Ensuite, nous avons transcrit les notes de La mère Michel avec les mêmes couleurs.  Ma cocotte a beaucoup de plaisir à jouer cet air!





Ces temps-ci, Janie a voulu apprendre des airs de Noël.  Nous avons transcris les tounes avec le même code, ça fonctionne très bien pour nous!  Chaque fois qu’elle joue, mon cœur se gonfle de joie!  C’est tellement beau d’entendre des petites mains s’amuser avec les notes d’une chanson!  Elle pratique ses chansons tous les jours et elle est vraiment bonne!  Ma grande s'est même commencé un cahier de chansons où elle écrit les notes de ses propres compositions!

Janie a compris toute seule que pour bien rendre une chanson, il faut tenir compte de la longueur de la note, que certaines se jouent plus vite et d’autres plus lentement.  Nous avons abordé les blanches, les noires, etc.

Elle commence maintenant à s’intéresser à lire les notes sur les gammes.  Elle me voit transcrire et ça l’intrigue!   C’est donc dans nos plans pour cet hiver.   On verra bien!

Vive les apprentissages libres!  J’aime suivre ses passions et les laisser nous amener vers de nouveaux horizons!  La joie d’apprendre et le plaisir de l’action, c’est si précieux pour moi.

Il y a tellement de façons d'apprendre!  Merci ma grande fille de me le rappeler si souvent!

lundi 12 décembre 2011

Jouer avec un bilboquet

Nous nous sommes grandement amusées à fabriquer et jouer avec nos bilboquets.

Quelques questions nous sont venues à l'esprit en jouant avec nos bilboquets, comme :

         * Est-ce que la longueur de la corde exerce une influence sur la facilité du jeu?

         * Est-ce que le poids du grelot exerce une influence sur la facilité du jeu?

En jasant, nous avons compris que nous ne pouvions vérifier nos deux questions lors d'une seule expérience, que nous devions donc isoler une variable pour la vérifier.  C'est un bon début en science, ça!

Nous avons choisi de d'abord vérifier l'effet de la longueur de la corde.  Allons-y de nos hypothèses!  Quand la corde est courte, c'est plus facile.   Il faut maintenant vérifier!

Nous avons deux bilboquets, pratiquement identiques sauf pour la longueur du bout de laine.




Alors, nos résultats...  Est-ce que la longueur de la corde exerce une influence sur la facilité du jeu?  Il n'y a qu'une façon de le savoir, faites votre propre expérience!   Rien ne vaut l'expérience par soi-même!!

dimanche 11 décembre 2011

Se fabriquer un bilboquet

Nous nous sommes amusées à fabriquer des bilboquets !  Pour ce bricolage, on a besoin de :

 - rouleau de papier de toilette
 - verre en carton ou styromousse
 - ficelle ou bout de laine
 - 2 bosses d'un carton d'oeufs
 - papier collants
 - pour le plaisir, nous avons ajouté un grelot !


Voici comment faire :

1.  On décore le rouleau de papier de toilette.  On peut le peinturer, le colorier, y coller une lisière de papier, etc.  Cette étape est facultative, vous pouvez simplement laisser le rouleau tel quel !

J'ai simplement dessiné une lisière de papier coloré


que j'ai collé sur le rouleau, alors que Janie a simplement collé le papier :



2.  On perce un trou dans le rouleau et on passe un bout de laine.  On fait un noeud à l'intérieur, plus gros que le trou et on fixe avec du ruban gommé.







3. On fixe le verre de carton ou de styromousse sur le rouleau de papier de toilette, avec du ruban gommé.



4. On attache l'autre bout de la ficelle à une bosse d'un carton d'oeuf.  On perce un trou sur le dessus, on passe la laine, on fait des noeuds pour que ce soit plus gros que le trou et on fixe avec du ruban gommé.





4. On met un grelot si le coeur nous en dit puis on vient fixer la deuxième bosse d'un carton d'oeuf par-dessus, avec du ruban gommé.



Ruban transparent ou noir !



Et voilà, le bilboquet est terminé !




Il s'agit, en tenant le rouleau, de bouger pour faire rentrer le grelot dans le verre ! 


Des heures de plaisir !  Un bricolage bien simple qui en vaut la peine d'en faire un pour chaque membre de la famille, car c'est vraiment amusant et on veut tous y jouer !!


Nous avons pris cette idée de bricolage ici :

samedi 10 décembre 2011

Décorations pour sapin !

Nous avons fait quelques décorations toutes simples pour le sapin de Noël !








Il s'agit simplement de découper deux morceaux de feutrine qu'on coud ensemble !  Quand Janie était plus jeune, je faisais quelques trous avec un poiçon dans la feutrine tout autour de la forme et ma cocotte cousait avec de la laine.  Maintenant elle coud très bien alors ce n'est plus nécessaire !

Pour ce sapin, nous avons collé la feutrine avec le fusil à colle chaude :



Et pour cette boule, nous avons collé à la colle chaude en ajoutant des perles :


vendredi 9 décembre 2011

Pour la centième fois...

Et voilà !  J'écris mon centième message sur ce blogue !

Wow...  Déjà 100 messages... en trois mois !  Plus de 5000 pages vues !  Il faut célébrer !

Je vous propose donc un toast !  Je vous lève ma tisane ce matin : tchin-tchin !  Au partage et à la communauté que nous bâtissons !  Bien qu'elle soit virtuelle, elle nous permet de briser les frontières et de s'unir peu importe où l'on se trouve sur notre belle Terre.

J'aime vous lire, que ce soit sur les blogues, les forums ou ici dans les commentaires.  Vous lire m'amène à élargir mes pensées, à aller plus loin dans mes réflexions, à pousser pour trouver l'équilibre entre mes convictions et mon quotidien, à grandir intérieurement...

* *  Merci !

mardi 6 décembre 2011

Saint-Nicolas

Le 6 décembre, nous célébrons Saint-Nicolas !  Nous lisons ce conte et nous donnons aux gens dans le besoin.

Générosité et bonté
Il était une fois, il y a de ça très très longtemps, vivait un petit garçon au grand coeur qui s'appelait Nicolas.

Nicolas était un garçon fort généreux. Il aimait beaucoup donner, partager et faire plaisir aux autres. Quand il voyait quelqu'un qui avait faim, il lui donnait sa collation. Quand il voyait quelqu'un qui avait froid, il lui donnait son manteau. Nicolas aidait les autres autour de lui. Son coeur rayonnait de bonté.

Un jour, alors que le petit Nicolas était devenu un jeune homme, il apprit qu'il y avait une grande ville, loin de chez lui, où tous les gens étaient pauvres et n'avaient rien à manger. Nicolas demanda à ses amis de l'aider. Ensemble, ils firent le tour du village pour demander aux gens d'être généreux. C'est ainsi qu'ils recueillirent des grands paniers remplis de pommes, de noix et de pains. Nicolas et ses amis mirent tout ça sur un grand navire bleu et ils partirent pour la grande ville lointaine.

Le vent souffla dans la grande voile blanche. Il leur fallut naviguer longtemps : 7 jours et 7 nuits. Lorsqu'ils arrivèrent aux portes de la grande ville, c'était le soir. Il n'y avait personne dans les rues, mais on voyait la lumière briller des fenêtres. Nicolas frappa à une porte. Une maman ouvrit, mais il n'y avait personne. Elle trouva une corbeille remplie de pommes, de noix, des graines et un pain. Toute la famille se réjouissait et ensemble ils mangèrent un bon repas. C'était la fête !

Nicolas et ses amis firent ainsi le tour de la ville. Tout le monde fêta ! Bientôt, les enfants retrouvèrent leur santé et leur bonne humeur.

Nicolas continua d'être généreux et bon avec tous ceux qu'il croisait.

Quelques années plus tard, alors que Nicolas était un vieillard, il rencontra une famille très très pauvre. Il y avait trois jeunes filles et leurs parents. Le soir, les fillettes faisaient sécher leurs bas sur le bord de la cheminée et allaient se coucher. Un matin, à leur réveil, les filles remarquèrent une bosse dans leur bas. Elles décrochèrent leur bas, plongèrent leur main à l'intérieur et découvrirent un sac rempli d'or ! Il y avait suffisamment d'or pour toute la famille. Ils étaient si heureux !

Devinez qui avait lancé l'or dans la cheminée ? Nicolas, bien sûr !

Nicolas a toujours aidé les autres. Son coeur était si grand, si bon et si généreux que certains l'appelaient Saint-Nicolas. Il aimait aider particulièrement les enfants, si bien que d'autres l'appelaient Père Nicolas.

Maintenant, Nicolas est au ciel. Tous les ans, à son anniversaire, il se met en route pour descendre sur la Terre. Il monte sur son cheval et chevauche d'étoile en étoile. Il vient déposer de l'amour et sa générosité dans le coeur des gens, afin que tout le monde participe à la grande chaîne de bonté.

lundi 5 décembre 2011

Les lundis de jeux

Jeu numéro 12 : Histoires en dés

Nous construisons des dés à différents côtés (gémoétrie) et sur chaque face nous collons une image.  Nous lançons le dé à tour de rôle et nous devons poursuivre l'histoire que nous inventons selon l'image obtenue !

Voici deux modèles de dés avec des images de saison, pris sur le superbe site The Toy Maker :

http://www.thetoymaker.com/Holidays/Christmas/Elfball.pdf

http://www.thetoymaker.com/Holidays/Christmas/sno-guys.pdf

Pour plus de solidité, nous imprimons ces modèles sur des cartons.


Après avoir construit les dés, nous regardons bien chacune des images pour décrire les personnages qui pourront se retrouver dans notre histoire.  Parfois, l'inspiration nous arrive avant même le début du jeu !  Nous en profitons alors pour élaborer un plan.  Nous lançons les dés et nous laissons notre imagination aller !  Ces derniers temps, Janie s'amuse beaucoup au clavier, elle a donc voulu intégrer la musique à notre histoire, c'était de toute beauté !  Les dés marquent un point de départ, à nous d'aller aussi loin que nous voulons !

vendredi 2 décembre 2011

OUI, le Père Noël existe !

Il y a près de 30 ans, à mon retour de l'école, j'ai demandé à ma mère LA grande question : "Est-ce que le Père Noël existe ?"  Ma chère mère m'a alors répondu : "Toi, qu'en penses-tu ?  La seule vérité importante est celle de ton coeur !"

À ce jour, je crois que c'est ce qu'elle m'a dit de plus important et de plus précieux !  Merci maman !

Trente ans plus tard, voilà que ma cocotte commence à se questionner.  Je me suis inspirée de la merveilleuse lettre de Francis Church, écrite en 1897, intitulée Yes, Virginia, there is a Santa Claus et voici ce que j'ai remis à ma grande :

Chère Janie,

Oui, ma belle, le père Noël existe. Il existe sans aucun doute, comme l'amour, la générosité et le dévouement, et tu sais que ces belles qualités du coeur abondent et donnent à la vie toute sa beauté et sa joie.

Comme le monde serait ennuyeux sans père Noël ! Tout comme le monde serait ennuyeux sans Janie ! Il n'y aurait pas de foi naïve, pas de poésie, pas de romantisme pour rendre notre existence tolérable. Nous ne trouverions notre plaisir que dans ce que nous captons par nos sens, mais rien dans ce que nous captons avec notre coeur. Sans la lumière éternelle dont les enfants inondent, le monde s'éteindrait.

Ne pas croire au père Noël ! Autant ne pas croire aux fées, tant qu'à faire ! Les choses les plus réelles dans l'univers sont celles que ni les enfants ni les adultes ne peuvent voir. As-tu déjà vu des fées danser sur la pelouse ? Bien sûr que non. Mais cela ne veut pas dire qu'elles n'y sont pas. Personne ne peut concevoir ou même imaginer toutes les merveilles qui existent et qu’on ne peut pas voir !

Seuls la foi, l'imagination, la poésie, l'amour et le romantisme peuvent nous permettre de voir la beauté et la gloire de l’autre côté du voile du monde visible vers le monde invisible.

Est-ce que le père Noël existe vraiment ? Ah ! Ma belle, il n'y a rien ici-bas de plus réel et éternel.

Pas de père Noël ? Dieu merci, il existe et existera toujours. Dans mille ans, mon cœur, non dans dix fois mille ans, il continuera à ravir le cœur des enfants.