mercredi 30 novembre 2011

Notre calendrier de l'Avent

Janie adore les calendriers de l'Avent.  Nous avions l'habitude d'acheter les calendriers en carton avec des petites portes à ouvrir pour y découvrir un petit carré de chocolat.  Ces chocolats quotidiens rendaient ma cocotte malade.  Plus le mois de décembre avançait, plus les réactions étaient fortes...  Il fallait donc trouver une solution pour cette année.  Je cherchais une façon qui me permet d'ajuster les surprises au besoin, selon comment va la santé à mesure que les semaines avancent.  Quand je suis tombée sur le calendrier du blogue génial Au fil des jours : http://aufildesjours-claudia.blogspot.com/2011/11/notre-calendrier-de-lavent.html, j'étais TELLEMENT contente !

Voici donc le premier de nos deux calendriers de l'Avent !


Derrière chaque boule, il y a un indice à gratter.  Cet indice, du style chasse aux trésors, dit où est caché la petite surprise quotidienne !


Tout est correct

Si vous saviez que TOUT serait correct et qu'il y aurait toujours une fin heureuse...  Est-ce que vos choix au quotidien seraient les mêmes ? 

Parce que tout sera vraiment correct !  Absolument !  D'ailleurs, tout EST correct.

Si vous pouviez le croire et avoir confiance, alors tout deviendrait correct immédiatement.



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mardi 29 novembre 2011

La balade en forêt

La semaine dernière, j'ai partagé avec Janie que je désirais composer une histoire pour un projet avec d'autres familles d'école maison.  Ses yeux se sont illuminés et elle m'a offert son aide !  Elle voulait commencer l'histoire et finalement tout a défilé d'un trait et elle l'a composé complètement seule !  Le regard si pétillant, les idées qui sortaient si rapidement, je devais écrire vite pour la suivre !  En moins de trente minutes, elle avait composé ce superbe conte intitulé La balade en forêt.  Nous vous l'offrons en cadeau de Noël !

La balade en forêt
par Janie, 8 ans

Il était une fois, une petite fille nommée Janie et son petit chat noir nommé Apple.

Un beau jour de décembre, Janie et Apple ont décidé d’aller se balader en forêt.  Ils s’amusaient tant qu’ils ne remarquèrent pas le temps passé !  Les deux amis ont joué très longtemps, si longtemps qu’il était rendu 17h00 et il faisait déjà noir.  Les deux amis étaient perdus. 

Soudain, un lutin sortit de derrière un rocher.  Il venait de soigner un écureuil nommé Pépitte.  Le rongeur s’était blessé à la patte et il avait appelé Rabou le lutin pour qu’il vienne lui faire un bandage.  Janie et Apple demandèrent à Rabou : « Sais-tu où est le 72 rue de Chenonceaux ? »  Rabou répondit : « Non, je ne le sais pas, je connais seulement la forêt.  Vous pourriez peut-être demander au lièvre.  Je vous y conduirai ! On s’amuserait bien en route, je pourrais vous parler du lièvre et tout ça. »

Après quelques heures de marche, Janie, Apple et Rabou arrivèrent devant le terrier du lièvre.  Tabou regarda dans le trou et cogna.  « Lièvre, lièvre, es-tu là ? »  Le lièvre répondit : « Je suis là, je termine mon repas et j’arrive ! »  Le lièvre ouvrit.  Janie lui demanda :
- Lièvre, comment t’appelles-tu et sais-tu où est le 72 rue de Chenonceaux ?
- Pour le 72 rue de Chenonceaux, je n’en ai aucune idée et pour mon nom… bien… tout le monde m’appelle Lièvre ! 
- Merci Lièvre !  As-tu une idée à qui nous devrions demander notre route ?
- Je n’en ai aucune idée… Ah oui, vous pouvez demander à la fée !  C’est à une heure de marche d’ici et je vous accompagnerai !
- Encore une heure d’ici…  Mais il est déjà rendu 20h00…

Fatigués, mais déterminés, Janie, Apple, Rabou et Lièvre se mirent en route.  Ils marchèrent pendant une heure quand finalement ils aperçurent la maison de la fée.  Le lièvre cogna à la porte.  Toc toc toc !  « Marguerite, es-tu là ? », demanda le lièvre.  La fée répondit : « J’enfile ma robe et j’arrive ! »  La fée sortit.  Janie demanda à Marguerite : « Sais-tu où est le 72 rue de Chenonceaux ? »  La fée répondit : « Non, je ne sais pas.  Il est tard.  Rentrez d’abord chez moi pour manger et vous réchauffer.  En entrant, saluez mon bonhomme de neige sur la galerie !  Venez, j’ai préparé des biscuits tout chauds !  Vous allez voir que je ne suis pas la fée des dents : j’ai mis beaucoup de pépites de chocolat ! »

Apple dit à la fée : « J’adore votre robe avec les petites marguerites dessus, elle vous va très bien ! »  La fée lui dit : « Merci !  Comme tu es gentil !  Voici une minouche pour ton repas. »  La fée appela : « Lilas, viens, j’ai un nouvel ami pour toi ! »  Lilas arriva, c’était une magnifique chatte à poils mauves comme les lilas !

Ils mangèrent et se préparèrent pour se mettre en route.  Ils voulurent allumer une bougie pour la lanterne, mais la flamme s’était éteinte.  Rabou demanda : « As-tu une lampe de poche ? »  Marguerite répondit qu’elle n’en avait pas.  Ils sortirent à l’extérieur pour trouver une solution.  Lièvre s’exclama : « Mais Marguerite, ta baguette ! »  « Oh ! », répondit la fée, « Je vais la chercher !  Elle est sur mon bonhomme de neige ! »  La fée alla chercher sa baguette.  Elle prononça la formule magique : « Abracadabra, la chandelle s’allumera ! »  Et la lanterne s’alluma !

La fée habitait au sommet d’une grande colline.  La vue était magnifique !  Juste en dessous, il y avait un magnifique lac.  Mais Janie et Apple, pressés de rentrer, n’avaient rien remarqué.  Ils coururent pour se rendre de l’autre côté de la colline.  Tout le monde tentait de les avertir que c’était haut, mais PLOUF, ils tombèrent dans le lac !

Et soudain, Janie se réveilla !  C’était simplement un rêve et elle était seulement tombée en bas de son lit !

lundi 28 novembre 2011

Les lundis de jeux

Jeu numéro 11 : Jeux de noël en ligne

À moins d'un mois de Noël, voici un site intéressant et amusant : l'atelier du Père Noël !  Visite l'atelier du Père Noël et découvre plein de jeux rigolos !

http://www.vivenoel.com/

vendredi 25 novembre 2011

Le début de l'Avent

Tel que promis ici, voici les détails de notre célébration pour marquer le début de l'Avent !  J'aime cette célébration si chaleureuse !

* La veille du premier dimanche de l'Avent, cette année : samedi le 26 novembre 2011, je lis ce conte :

Il était une fois, une petite fille qui se retrouva perdue dans les bois. Elle jouait insouciante autour des arbres. Elle riait en courant le long des rives d’un petit ruisseau en regardant la lumière qui scintillait en coulant sur les nombreux cailloux colorés. Elle s’amusait tellement qu’elle ne regardait pas où elle allait, sans réaliser qu’il était tard et que la noirceur tombait et qu’elle ne savait plus comment retourner chez elle.

La noirceur enveloppait la forêt autour d’elle. Il n’y avait pas de lumière pour lui montrer le chemin à emprunter pour retourner à la maison. C’était le temps de l’année où les nuits froides d’hiver allongeaient de plus en plus chaque jour.

Elle avait une petite chandelle qu’elle transportait dans ses petites mains, mais elle n’avait pas de feu pour l’allumer. La petite fille avait peur et elle était perdue.

Elle était seule dans la sombre forêt quand soudain elle aperçut un chevreuil qui passait près d’elle. Le chevreuil ne semblait pas avoir peur d’elle. Il broutait l’herbe qui perçait à travers la neige. La douceur et le calme du chevreuil apaisèrent la jeune fille et l’aidèrent à oublier ses soucis. La petite fille continua sa route dans la forêt noire. Peut-être réussirait-elle à retrouver le petit ruisseau qu’elle avait suivi plus tôt et il la mènerait jusque chez elle.

La petite fille marchait dans le noir quand elle remarqua une petite lueur qui illuminait le chemin devant elle. D’où pouvait bien venir cette lumière alors qu’il n’y avait pas de lune ni d’étoiles qui brillaient dans le ciel cette nuit-là. À cet instant, un petit lapin sauta devant la petite fille dans le sentier. Les lapins sont habituellement peureux, mais celui-ci était sorti de sa cachette pour chercher à manger. De le voir devant elle lui donna le courage d’affronter sa peur. Elle continua sa route, remplie d’espoir.

Plus elle avançait, plus l’éclat de la lumière semblait s’aviver. Tout à coup, un renard apparut dans l’ombre de la lumière. « C’est un animal si rusé et intelligent, et capable d’agir rapidement et avec assurance, pensa-t-elle. » Le seul fait de penser au renard l’aida à se sentir plus confiante et à se rappeler que son esprit fin l’aidera à retrouver son chemin. Une fois de plus, elle reprit courage et continua à chercher le chemin qui la ramènerait chez elle. Elle continua d’avancer un peu plus vite sur le chemin sinueux qui semblait la guider vers la lumière. Peut-être s’agissait-il de la lumière d’un feu que quelqu’un avait allumé?

À sa grande surprise, dans la lueur de la nuit, elle aperçut un jeune écureuil. Il babillait en courant dans toutes les directions. « Les écureuils sont si travaillants, ils n’abandonnent jamais, ils sont toujours occupés à chercher des noix. ». Elle sentait que l’écureuil l’encourageait à ne pas abandonner, à continuer de chercher sa route. Ses pas lui paraissaient plus légers, malgré la noirceur. Elle continua sa route sur le chemin tortueux, en se rapprochant toujours plus de la lumière.

Puis, quand elle leva les yeux, elle avait peine à croire ce qu’il y avait devant elle. Était-ce possible? Parmi les arbres, un gros ours maladroit essayait de se trouver un abri pour passer l’hiver. L’ours n’avait pas peur de la noirceur. Il serait seul tout l’hiver, il dormirait dans les profondeurs de sa grotte sombre, bien au chaud. La petite fille se sentit soudainement comme l’ours. Elle n’avait plus peur de la noirceur, même si elle marchait seule dans les bois.

Elle suivait toujours le chemin sinueux, puis, quand elle tourna le coin, une lumière scintillante apparut devant elle. Elle s’approcha de la lumière et alluma sa petite chandelle. Maintenant, sa propre lumière illuminait la forêt et chassait la noirceur. À ce moment-là, son cœur se remplit de joie et de reconnaissance et ses peurs disparurent. Sa petite flamme l’éclairait et illuminait la route. Elle retrouva rapidement le chemin qui la mena chez elle.


* Le premier dimanche de l'Avent, cette année : dimanche le 27 novembre 2011, nous procédons à notre spirale de l'Avent.  Cette année, nous la tiendrons à l'intérieur.  À la tombée du jour, mon conjoint prépare la spirale en tassant les meubles de la cuisine pour se faire de la place !  Il installe des tissus de soie au sol pour délimiter la spirale.  Au centre, il place notre couronne de l'Avent et une chandelle au centre.  Pendant ce temps, je suis dans une autre pièce avec ma cocotte et je lis ce conte bien simple que j'ai adapté du conte  The boy who loved summer, par Marsha Johnson.

La lumière

Il était une fois, une petite fille qui aimait l'été. Elle aimait les chauds rayons de soleil qui lui réchauffait la peau. Elle aimait les belles grosses fraises rouges que la Terre nous offre. Elle aimait courir dehors, sans son gros manteau et elle aimait porter ses petites sandales.

Cette fillette aimait tellement l'été que lorsque le vent froid commença à souffler, elle grelottait et sentait son coeur un peu triste. Lorsque le froid laissait des traces de givre sur les fenêtres, la fillette décida qu'il était grand temps de chercher où la chaleur de l'été avait bien pu aller se cacher.

Alors, la fillette se promena et elle vit que les feuilles des arbres étaient presque toutes tombées. Elle continua sa recherche et elle remarqua que la plupart des animaux dormaient. Il n'y avait plus un seul minuscule insecte en vue. La fillette traversa un champ, où les derniers légumes étaient cueillis. Elle grimpa une colline, regarda la nature endormie et sombre. Elle cria, en pleurant, "J'aime le soleil ! Où est mon été ??"

Une minuscule et jolie fée du feu, venant tout droit du soleil, entendit les pleurs de la fillette et descendit la voir. Cette fée, brillant de sa robe dorée, honorait et respectait la fillette. Elle lui dit qu'à sa façon, elle lui donnerait un peu de la lumière du soleil pour apporter à la maison avec elle, pour garder la chaleur de son coeur en attendant le retour de l'été.

La fée du feu remit une chandelle à la fillette et elle l'alluma avec une étincelle de son coeur. La fillette vit que la lumière et la chaleur du soleil se trouvaient maintenant dans la flamme de la chandelle et dans son coeur.

Et la lumière fut.



Après le conte, nous venons dans la cuisine où se trouve la spirale, toutes les lumières sont éteintes sauf la chandelle au centre de la spirale.  Tous les trois nous avons une chandelle éteinte dans les mains.  À tour de rôle, nous entrons dans la spirale pour nous rendre au centre et allumer notre chandelle.  Nous disons alors ce verset écrit par ma soeur d'âme, Cathy : "Lumière, Lumière qui nous éclaire, réchauffe nos coeurs et bénit l'instant."  Ensuite nous sortons de la spirale en tenant notre chandelle maintenant allumée.  Lorsque chacun a allumé sa chandelle, nous allumons ensemble la première des 4 chandelles, marquant notre entrée dans la première semaine de l'Avent.   Puisque cette première semaine honore les minéraux, nous ajoutons quelques pierres précieuses et cristaux à notre couronne.





Avant de se coucher en ce premier dimanche de l'Avent, nous lisons un des 4 contes accrochés à notre couronne.  Tiré du livre La lumière dans la lanterne, voici le premier conte :

Pourquoi l'eau devient glace, page 12.

Sur le chemin qui les menait à Bethléem, Marie et Joseph arrivèrent un jour au bord d'un ruisseau. C'était un petit ruisseau, il n'était ni large, ni profond. Mais au gros de l'hiver, l'eau y était très froide. Le petit âne plongea prudemment un sabot dans l'eau et le retira aussitôt : il avait eu l'impression que le froid lui mordait la jambe. Il était bien décidé à ne plus remettre un seul pied dans l'eau. Marie et joseph avaient cherché un pont ou une barque pour traverser la rivière, mais ils n'avaient rien trouvé. Qu'allaient-ils faire ? Joseph retroussait déjà son manteau. Il était décidé à prendre Marie sur ses épaules pour passer à gué. Mais l'idée de Joseph ne plaisait pas à Marie; il aurait pu prendre froid ou bien se faire du mal. Elle s'était rendue tout près de la rive et chanta doucement :

« Onde claire, onde claire cesse ta course légère
Aide-nous, cesse de couler, sois un pont, fait- nous passer! »

Une réponse s'éleva des eaux comme un doux tintement de cloches. Et tout à coup l'eau se figea, formant un pont transparent comme le verre, mais si solide qu'il permit à Marie, à joseph et même au petit âne de gagner l'autre rive.



Voilà comment se déroule notre célébration du premier jour de l'Avent !

Et maintenant, tous les soirs, lorsque la pénombre arrive, nous allumons notre couronne de l'avent (la chandelle du centre + le nombre de chandelles correspondant à la semaine où nous sommes) en ayant une pensée particulière pour le fait que la lumière du jour est remplacée par la lumière de nos coeurs. Les journées plus courtes représentent le moment propice pour s'intérioriser et veiller à notre lumière intérieure. Ainsi, plus les semaines de la période de l'avent avancent, plus les journées raccourcissent et plus nous allumons de chandelles pour renforcer notre lumière intérieure !

mercredi 23 novembre 2011

Brico d'hiver

En cette journée de première neige, nous nous sommes amusées à bricoler notre traditionnel grand flocon de neige !

Voici le résultat :




Voici les instructions :

Vous aurez besoin de :
  - 6 feuilles carrées, de la grandeur de votre choix.
  - colle en bâton
  - agrafeuse

1. Si vos feuilles sont rectangles, pliez-les en deux ce qui vous donnera deux triangles formant un carré et vous pourrez découper la bande excessive - une façon simple d'obtenir un carré et de voir avec les enfants quelques notions de géométrie Ü


Vous avez donc un carré !




2. On plie le carré en deux en diagonale pour former deux triangles.




3.  On déplie la feuille.  La ligne faite par le pli servira de repère.



4.  On fait une rotation à la feuille et on la plie encore en deux, dans l'autre sens, toujours en diagonale pour former deux triangles.



5. Il faut maintenant découper 5 bandes parallèles de chaque côté (tiens, une autre belle notion de géométrie !) en approchant la ligne du centre mais SANS la toucher.  Nous avons tracé des lignes, c'est plus simple pour savoir où découper.   Voici les tracés :



    et les découpes :



6. On déplie la feuille.





7. On prend les pointes d'intérieur de chaque côté et on les colle ensemble sur la pointe.




8.  On tourne la feuille à l'envers.


9. On prend les deux prochaines pointes de l'intérieur et on les ramène vers nous pour les coller.



Voici une vue du côté :




10. On répète pour toutes les pointes.  On tourne donc le carré pour revenir à l'endos.  On ramène les deux prochaines pointes de l'intérieur vers nous pour les coller.


Vue du côté :



11. On répète encore, pour toutes les pointes, en tournant à l'envers et à l'endos à chaque fois.  Voici la pointe terminée :




Voilà notre première pointe !  Il en reste 5 à faire !!  Au total, vous aurez donc 6 pointes :



Il s'agit simplement maintenant de les assembler !  Le plus simple est d'assembler trois pointes ensemble en brochant à un bout :



Vue de plus près :


On assemble les deux groupes de trois en brochant encore, c'est maintenant le centre :


Finalement, on broche les pointes voisines où les côtés peuvent facilement se toucher :






On répète en faisant tout le tour :



Il ne reste qu'à suspendre au plafond pour voir tournoyer notre magnifique flocon !


C'est probablement le seul flocon chez nous qui résistera aux douces températures des prochains jours !

mardi 22 novembre 2011

Le petit flocon

Les premiers flocons de neige ne sont plus très loin... Voici un conte que nous aimons beaucoup lire lors de la première neige !

Le petit flocon

La nuit est tombée sur la montagne. La lune brille, dans un ciel de velours noir, entourée de ses amies les étoiles. Elles veillent toutes ensemble sur le sommeil des sapins, des écureuils… et des gens, petits et grands, endormis bien au chaud dans le chalet caché sous la neige.


Tout est calme… Plus un bruit ne résonne… Plus un bruit ?  Mais alors quel est ce son léger qui semble tomber du ciel ?
C’est un petit flocon de neige, accroché là-haut à son nuage, qui pleure.  Toute la journée, il a regardé ses amis voler, tournoyer dans le ciel, puis se laisser tomber doucement, portés par un souffle d’air, sur le sol. Il les a entendus rire, crier leur joie :

« Je suis un petit flocon
Tout menu, tout blanc, tout rond,
Je voltige dans l’air léger,
Je me balance au bout des branches.
Je suis un petit flocon
Tout menu, tout blanc, tout rond. »

Il les a vus courir après le vent, puis jouer avec les enfants de la montagne. Il les a regardés encore se laisser attraper, embrasser par les petites bouches rouges, caresser par les petites mains cachées dans les mitaines. Qu’il aurait aimé les rejoindre ! Surtout en fin d’après-midi, lorsque les enfants ont rassemblé tous les flocons pour fabriquer le magnifique bonhomme de neige, coiffé d’une tuque bleue et nanti d’un si long nez orange, qui trône maintenant devant la maison.

Mais lui est resté seul, sur son nuage. À présent, il est triste. Il pleure… Soudain, la nuit devient plus lumineuse. C’est la lune qui s’approche, et s’approche, et demande d’une voix douce…
« Mais qu’as-tu donc, petit flocon, pour être si triste ?
- Oh, Dame la Lune, je pleure parce que je suis seul. Mes amis sont tous partis, là-bas, dans la montagne.
- Pourquoi ne les as-tu pas accompagnés ?
- Je n’ai pas osé !
- As-tu peur de quitter ton nuage?
- Non, non.
- As-tu peur alors de ne pas savoir voler ?
- Non, non, ce n’est pas ça !
- Mais alors, je ne comprends pas. Explique-moi ! »

Dame la Lune le regarde si gentiment, avec tant de douceur que le petit flocon de neige se décide à tout lui expliquer : c’est qu’il est un peu différent de tous ses camarades. Il ne ressemble à aucun flocon de neige. Il trouvait tous ses camarades beaux et élégants. Et beaucoup s’étaient moqués de sa forme bizarre, jamais vue au pays des neiges. Il avait donc pris l’habitude de demeurer bien caché tout au fond du nuage duveteux.

Mais les flocons ont grandi et aujourd’hui était venu le jour du grand envol. Tous avaient quitté avec joie le nuage, heureux de connaître l’air. Tous, sauf lui, qui n’avait pas voulu montrer à nouveau sa forme inhabituelle, lui qui n’avait pas voulu subir encore les moqueries de ses camarades. Alors, il était resté là, solidement accroché au rebord de son nuage.

« Mais, lui dit la Lune, tous les flocons de neige sont différents. Comme mes amies les étoiles : quand on les regarde de loin, on trouve qu’elles se ressemblent. Mais dès qu’on s’approche, on remarque à quel point chacune est différente, unique. Il en est de même pour tous tes camarades.

Et toi aussi petit flocon, tu es unique. C’est ta différence qui fait de toi quelqu’un de précieux.
Alors, ne crains pas de te montrer ! Sois fier de ce que tu es : un flocon extraordinaire ! »

À ces mots, le petit flocon a séché ses larmes. Il s’est redressé. Il a regardé son nuage, puis la montagne enneigée… Il a respiré profondément… Et après un dernier sourire à la Lune, il s’est élancé… a tourbillonné dans les airs, goûté la joie de se sentir libre et léger.

« Je suis un petit flocon
Tout menu, tout blanc, tout rond.
Je voltige dans l’air léger,
Je me balance au bout des branches.
Je suis un petit flocon
Tout menu, tout blanc, tout rond. »

Ainsi il a volé… tourbillonné… avant de venir se poser… là, juste sur le bout du nez du bonhomme de neige.

Sous le regard attendri de la lune, dans le froid de la nuit étoilée, petit flocon brille, brille de mille feux, tel un diamant car il sait désormais qu’il est précieux parce qu’il est … UNIQUE.



Je copie le poème au tableau et nous le récitons souvent !  Aussi, nous nous amusons à bricoler des flocons en papier !

lundi 21 novembre 2011

Les lundis de jeux

Jeu numéro 10 : Les chansons

Nous aimons beaucoup chanter !  Disons que nos talents sont très limités, mais on a du plaisir et c'est l'important !

Nous aimons apprendre une chanson en famille !  Nous accrochons les paroles au tableau et ensemble, on se pratique !  Souvent, Janie ne chante pas devant nous, mais quand elle joue dans sa chambre, on peut l'entendre chanter.  Elle apprend à sa façon et c'est merveilleux !   Le plaisir d'apprendre et de chanter, c'est essentiel chez nous.  Il n'y a pas de questionnaires à répondre ou d'évaluations pour voir si nous connaissons bien la toune.  On s'amuse à chanter !  Et wow, ce qu'on apprend !

Lorsque nous apprenons une nouvelle chanson, qu'on a choisie ensemble, on prend aussi le temps d'en apprendre un peu sur l'auteur ou l'interprète.  J'en profite alors pour pratiquer certaines notions, par exemple nous comptons ensemble son âge, nous localisons sur la carte, etc.

Notre chanson au tableau présentement est Le p'tit bonheur de Félix Leclerc.  Ce n'est pas une chanson facile à apprendre, elle est longue et sans refrain qui se répète, le défi est encore plus grand.  Mais c'est un classique de la culture et une si belle chanson ! 

Voici notre court résumé sur ce grand Félix :

Félix Leclerc est née le 2 août 1914, à la Tuque, un petit village de montagnes dans les Laurentides au Québec. Il est le fils de Léo Leclerc et de Fabiola Parrot. Il est le sixième d’une famille de onze enfants.

En 1931, Félix vient à l’Université d’Ottawa.  Il aime le théâtre, la poésie et la chanson.  Deux ans plus tard, il abandonne l’université et retourne travailler sur la terre de ses parents.  Après un an de dur labeur, il part pour Québec, travailler à la radio.  Trois ans plus tard, il revient à la terre familiale.  Mais quelques mois lui suffisent pour qu’il retourne à la radio.  Cette fois, il sera aussi comédien et chanteur. 

Félix sait poétiser la vie de tous les jours : il introduit la féerie dans le quotidien.  Il publie des recueils de contes, de fables et des histoires de théâtre.

En 1942, Félix devient papa de Martin.

Le 23 octobre 1948, il crée Le p’tit bonheur.  Quelques années plus tard, il commence une carrière en Europe où il fait le tour de la France.

Ses succès se succèdent !  Il est considéré comme le premier chansonnier de langue française au Canada.  Que ce soit au Québec ou en France, Félix Leclerc est reconnu comme un grand homme de théâtre, écrivain, poète et chanteur.

Les hommages sont nombreux, notons le Théâtre Félix-Leclerc et les prix Félix de l’ADISQ.

Félix Leclerc est décédé le 8 août 1988.




Et la magnifique chanson...

Le p’tit bonheur de Félix Leclerc

C'était un petit bonheur
Que j'avais ramassé
Il était tout en pleurs
Sur le bord d'un fossé
Quand il m'a vu passer
Il s'est mis à crier:
"Monsieur, ramassez-moi
Chez vous amenez-moi

Mes frères m'ont oublié, je suis tombé, je suis malade
Si vous n'me cueillez point, je vais mourir, quelle ballade !
Je me ferai petit, tendre et soumis, je vous le jure
Monsieur, je vous en prie, délivrez-moi de ma torture"

J'ai pris le p'tit bonheur
L'ai mis sous mes haillons
J'ai dit: " Faut pas qu'il meure
Viens-t'en dans ma maison "
Alors le p'tit bonheur
A fait sa guérison
Sur le bord de mon cœur
Y avait une chanson

Mes jours, mes nuits, mes peines, mes deuils, mon mal, tout fut oublié
Ma vie de désœuvré, j'avais dégoût d'la r'commencer
Quand il pleuvait dehors ou qu'mes amis m'faisaient des peines
J'prenais mon p'tit bonheur et j'lui disais: "C'est toi ma reine"

Mon bonheur a fleuri
Il a fait des bourgeons
C'était le paradis
Ça s'voyait sur mon front
Or un matin joli
Que j'sifflais ce refrain
Mon bonheur est parti
Sans me donner la main

J'eus beau le supplier, le cajoler, lui faire des scènes
Lui montrer le grand trou qu'il me faisait au fond du cœur
Il s'en allait toujours, la tête haute, sans joie, sans haine
Comme s'il ne pouvait plus voir le soleil dans ma demeure

J'ai bien pensé mourir
De chagrin et d'ennui
J'avais cessé de rire
C'était toujours la nuit
Il me restait l'oubli
Il me restait l'mépris
Enfin que j'me suis dit:
Il me reste la vie

J'ai repris mon bâton, mes deuils, mes peines et mes guenilles
Et je bats la semelle dans des pays de malheureux
Aujourd'hui quand je vois une fontaine ou une fille
Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux
...Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux...



dimanche 20 novembre 2011

l'Avent

Après le mois de novembre qui marque la période de noirceur et qui souligne la mort, nous commençons notre préparation à la naissance qui viendra.  Pour moi, la période de l’Avent est comme une période de gestation.  Voici quelques idées en résumé de notre mois qui vient.  Je vous partagerai les détails au fur et à mesure que le mois avance !

Pour se préparer et noter le temps qui passe, nous préparons un calendrier de l’Avent.  C’est excitant de voir qu’il reste de moins en moins de jours avant LE grand jour !

Nous soulignons les 4 semaines de l’Avent.  Puisque en 2011, Noël est un dimanche, le quatrième dimanche de l’Avent sera toute une semaine avant la grande fête.  Cette année, le premier dimanche de l’Avent sera donc le 27 novembre. 

Chacune des 4 semaines est marquée par un règne en particulier.  Nous nous préparons à la naissance de la Vie, nous traverserons donc 4 règnes de la vie :

* Semaine 1 : les minéraux – pierres, cristaux, coquillages…
* Semaine 2 : les végétaux – mousses, plantes, écorces…
* Semaine 3 : les animaux – dont les animaux de la crèche
* Semaine 4 : les humains – dont les personnages de la crèche

Nous soulignons les 4 règnes par des histoires particulières à chaque dimanche, en ajoutant une chandelle à notre centre de table et quelques objets marquant le règne en particulier.

Nous nous amusons à faire une spirale de l’Avent le tout premier dimanche, pour souligner le chemin de notre préparation.

Notre période de l’Avent sera aussi marqué par la fête de Saint-Nicholas le 6 décembre et la célébration du solstice.

Un beau mois !


vendredi 18 novembre 2011

Oursie

Il y a quelques jours, nous avons reçu en cadeau (merci Elise !) du magnifique matériel de bricolage !  Que d'inspirations en fouillant parmi ces trésors !

Il y avait, entre autres, un carré de feutre peluche.  Janie a décidé qu'elle voulait en faire un ourson !  Elle a donc pris notre magnifique livre Jouets à coudre, de Claire Garland, dans lequel il y a un patron d'ourson.  Elle m'a demandé de le photocopier, c'est la SEULE étape auquelle j'ai eu le droit de participer !

Elle a TOUT fait seule : découper le tissu, enfiler l'aiguille, faire les noeuds, coudre, rembourrer, TOUT !  Elle y a passé quelques heures, s'arrêtant à peine pour souper !  En fin de soirée, TADAM, son ourson est terminé !  Il porte même une jolie veste issue du même patron, avec des boutons bien sûr !

Je vous présente Oursie, une oursonne de 20 centimètres, complètement fabriquée par les mains de fée de Janie, 8 ans !


Janie lui confectionne maintenant des vêtements !  Oursie a maintenant une belle jupe rouge et d'autres vêtements à venir !

mercredi 16 novembre 2011

Histoires à tour de rôle

Nous aimons beaucoup inventer des histoires.  L'une commence, l'autre poursuit et nous continuons ainsi à tour de rôle !

Voici le début de la nouvelle histoire que j'ai composée :

Il était une fois, il y a de cela bien longtemps, dans une forêt pas très loin d'ici, vivait une jolie fée du nom de Didi.

Didi était vêtue d'une magnifique robe bleue et ses longs cheveux étaient bouclés comme les vagues du ruisseau près de chez elle.

Didi n'était pas une fée comme les autres.  Elle ne se promenait pas à dos de coccinelle et elle ne dansait pas sur la mélodie des chants de cigales.  Didi avait une phobie... une phobie des insectes et autres bibittes à trop de pattes.

Un jour, alors que Didi pleurait assise sur un rocher, terrorisée par dame araignée qui se ballaidait sous les feuilles tombées au sol à force de vent d'automne, une gentille mésange vient se poser près d'elle.  "Bonjour jolie fée !"

 --- c'est parti, Janie prend la relève, je poursuivrai, elle continuera... et ensemble nous créons une belle histoire !  ---

Quelques fois, nous mettons l'histoire par écrit ou en dessin, mais la plupart du temps nos histoires sont simplement racontées !  Je songe à nous procurer une mini enregistreuse, nous pourrions ainsi garder des souvenirs de nos magnifiques histoires !

Mésanges

La mésange est l'un de nos oiseaux préférés.  La mésange est si belle, à la fois forte et douce, elle est petite et audacieuse.  Ce petit oiseau à l'allure fragile vole près de nous et vient même manger dans notre main !  La raison de son courage : la mésange connaît la vérité.  Elle peut discerner où il y a du danger et où il n'y en a pas.  Elle m'inspire !  La mésange est sociale et curieuse.  Son troupeau peut être constitué de d'autres espèces d'oiseaux, la mésange crée l'unité même dans des groupes non-homogènes.  Elle m'inspire beaucoup !   J'aime observer les mésanges et passer des heures à les nourrir.  Dans le totem de mes animaux, la mésange en fait définitivement partie !





Nous allons nourrir les mésanges depuis quelques années !  Voici Janie à deux ans, avec papi :



Et Janie à 4 ans :



Janie à 8 ans, avec grand-maman Cécile :



Avec mamie :



Et papa :



Nous aimons les mésanges !!

mardi 15 novembre 2011

Les lundis de jeux

Oui, oui, je sais, on est mardi.  Mais j'aime les lundis de jeux et je n'ai pas eu la chance hier de faire cette chronique, alors la voici aujourd'hui !

Jeu numéro 9 : Magie passe-passe

Une des passions de Janie est la magie !  Ce jeu rallie une notion mathématique : pair et impair ainsi que sa passion pour la magie !  Génial !  Sans oublier que pour faire ce truc, Janie a dû lire les instructions et les mettre en application... C'est de la compréhension de lecture ça !

Matériel : un jeu de cartes dans lequel on enlève les joker.

Préparation : on sépare le jeu de cartes en deux piles : une avec les cartes paires (2, 4, 6, 8, 10 et Reine) et l'autre pile avec les cartes impaires (As, 3, 5, 7, 9, Valet et Roi).  On brasse chaque pile séparément.

Tour :

* On demande à un ami de brasser les cartes, une pile à la fois, sans les regarder.  On étale les cartes sur la table, faces cachées, en deux rangées.




* L'ami doit choisir une carte dans le paquet du haut, la regarder et la placer dans le paquet du bas.  Puis il doit choisir une autre carte dans le paquet du bas, la regarder et la placer dans le paquet du haut.

* On demande à l'ami de brasser à nouveau les cartes, une pile à la fois.  Il nous remet les deux piles qu'on met ensemble sans brasser.  On regarde les cartes et on trouve, mine de rien, la carte paire parmi les cartes impaires et la carte impaire parmi les cartes paires ! 

Il s'agit de sortir le 3 (impair) parmi cette pile de cartes paires !


Et le 6 (pair) de cette pile de cartes impaires !

Voilà les deux cartes qu'avaient choisies notre ami !

Vive la magie !


lundi 14 novembre 2011

Aurevoir, ma belle pinotte

Tu as fait ton entrée dans notre famille en mai 2010.  Ta binette nous avait séduites !  Ta gentillesse, ta douceur et ton dynamisme nous avait convaincues.  Pinotte, notre première rate d'amour, tu nous as tellement fait rire !


Tu étais si enjouée !  Toujours prête à t'amuser et à sortir pour une ballade, tu étais notre rate aventurière qui voulait explorer le monde !




Gourmande, tu adorais le maïs et les délicieuses recettes que Janie préparait spécialement pour toi !




Tu venais nous voir dès qu'on s'approchait de ta cage, c'est pourquoi hier soir on a vite compris qu'il se passait quelque chose d'anormal quand Janie a voulu te souhaiter bonne nuit à 21h00 et que tu ne t'es pas approchée...  Allongée au fond de ta cage, en partie paralysée, ta respiration était difficile...  Nous t'avons prise dans nos bras et nous t'avons tenu au chaud sur notre coeur jusqu'à ton dernier souffle ce matin à 2h00...  Ma belle Pinotte d'amour, merci pour tous les beaux moments, les fous rire, les chatouilles dans le cou, ta grande curiosité, ton énergie débordante et ta bonne humeur légendaire.  Ta joie était contagieuse !  En ton honneur, voici quelques photos de moments qui resteront à jamais gravés sur notre coeur.




















Nous croyons que ton paradis est un énorme champ de maïs !  Amuse-toi bien !



Aurevoir, ma belle pinotte d'amour...